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Une foule de trois cent mille personnes a participé samedi à la manifestation anti-Berlusconi sur la Piazza del Popolo, dans le centre de Rome. Le chef du gouvernement et businessman est en effet propriétaire de trois des sept chaînes hertziennes italiennes, mais il déclare ne pas voir de conflit d'intérêt entre son empire médiatique et sa fonction élective. Pourtant, sa position politique lui confère un pouvoir de tutelle sur les trois chaînes de télévision publique RAI. Pour éviter toute confrontation avec la population, le responsable politique a décidé de reporter sa visite prévue samedi dans la région, " afin de ne pas gêner les secours" , a tenté de justifier le porte-parole du président du Conseil Marco Ventura.

J'achète Je m'abonne. Accueil International Europe. Le ras-le-bol des médias 23h11 , le 3 octobre , modifié à 13h36 , le 19 juin Par S. Berlusconi est accusé d'influence abusive sur les médias italiens. Gilets jaunes: Benoît XVI explique les scandales de pédophilie par la révolution sexuelle des années Les soldats piémontais nous ont dépouillés de tout, de notre capitale, de notre indépendance, de notre personnalité.

Ils ont chassé notre roi, brûlé nos villes, gaspillé nos finances, fusillé nos frères et brutalisé nos filles. Quel citoyen loyal oserait nous blâmer de garder les armes à la main pour l'honneur de notre patrie, et pour dépouiller nos spoliateurs plutôt que d'être à charge aux pays qui nous abritent? Les populations sont toutes à nous, sauf quelques meneurs intéressés, et Dieu aussi est avec nous! Dieu est avec tous les peuples qui ne veulent pas de l'étranger Je sais le véritable nom de l'auteur de cette lettre si remarquable; oh! C'est la voix de l'honneur qu'il fait entendre, et celle de la justice.

Avec de tels hommes, la résurrection est indubitable. Comment les Piémontais ont régénéré l'Italie, on vous le dira dans les vingt-neuf villes ou villages qu'ils ont brûlés; mais moi je vous dirai, pour que vous les jugiez sans appel, une de ces histoires si horribles qu'elles paraissent invraisemblables. Il y a peu de temps, j'ai retrouvé à Venise un jeune Napolitain que j'avais rencontré pour la première fois à Rome. Il a seize ans, une belle et énergique stature, de beaux traits pâles et tristes, un regard sombre et fier.

Je vis deux grosses larmes tomber avec un éclair des yeux de l'enfant, et j'entendis rugir un féroce anathème. Écoutez, me dit Mariangelo, j'ai tué dix-huit Piémontais Et savez-vous pourquoi? Savez-vous une scène d'horreur plus émouvante et plus atroce? Comment la malédiction de Dieu ne s'appesantirait-elle pas sur l'idée, quand tels en sont les soldats? Je cite un fait entre mille, un des plus horribles, c'est vrai; mais à lui seul ne suffit-il pas à éclairer l'histoire de l'invasion piémontaise et à stigmatiser sans retour tant de brutalité et tant d'infamie?

Il faut rire au nez du général la Marmora, décrétant qu'il n'y a que quatre cent vingt brigands dans le royaume de Naples; c'est à peine le montant de la bande de Chiavone. Eh bien! Est-ce que les bras de vos soldats sont las de fusiller, ou ces bras. Allons donc! Ne dites pas que cette crise est nécessaire et transitoire; non, rien ne peut excuser cet état de choses qui n'a de nom dans aucune langue, cette anarchie prêchée, protégée, constante, cet implacable espionnage, ces arrestations arbitraires, ces interminables détentions préventives, les escalades nocturnes, le scandale d'indécentes perquisitions, l'impudence des dilapidations, le despotisme des interrogatoires, l'infamie des fusillades sans jugement, rien ne peut peut excuser le piémontisme dans le royaume des Deux-Siciles.

Rien pourrait-il mieux peindre la situation, et n'est-ce pas le plus bel éloge que puisse adresser ce peuple infortuné au roi-héros avec lequel il est tombé? Il est temps de terminer cette introduction déjà si longue, et de dire que tout ce qui va suivre ne sera que le détail et la corroboration des pages qu'on vient de lire; à ceux qui me suivront dans ce voyage politique à travers le royaume des Deux-Siciles, à moins qu'ils ne soient ce qu'a dit M. Proudhon, je prédis qu'ils prendront en haine l'utopie sanguinaire de l'unité italienne, et qu'il grossiront les rangs des champions de l'indépendance napolitaine.

J'ajouterai que je dois la majeure partie de ce travail à une remarquable brochure, qui vient de paraître en Italie: Colpo d'occhio su le condizioni del Reame delle Due-Sicilie nel corso dell'anno Le suicide de l'Unité et la Confédération en Italie, par M. Le roi de Naples, sa vie, ses actes, sa politique, par par M.

Albert de Dalmas, aujourd'hui député au Corps législatif. Si l'on pouvait douter de l'impiété des meneurs unitaristes, de leur haine du catholicisme et de leurs visées sacrilèges, il suffirait de placer, en regard de cet axiome de l'hypocrisie révolutionnaire, l'histoire des persécutions infligées à l'Église par les hauts et bas agents de l'unité italienne;mais un gros volume n'y suffirait pas, et d'ailleurs nous ne devons retracer ici qu'une sorte de tableau synoptique des faits honteux et douloureux qui composent la seule année Les révolutionnaires sont les mêmes partout, et l'Église, l'ennemie née de toute fraude et de toute injustice, est partout la première victime de ces étranges régénérateurs.

Il semble qu'ils ne veuillent pratiquer à son égard que les lugubres et insensées théories formulées naguère par un des leurs On les voit déposséder les religieux, souiller et spolier les églises, les changer en écuries, changer les couvents en casernes ou en maisons de joie, mettre le clergé hors du droit commun, emprisonner et détenir sans jugement, exiler, fusiller les prêtres, donner cours, en un mot, à l'assouvissement de leur haine plus absurde encore que farouche, et faire envier aux populations catholiques le joug humiliant des sectaires de Mahomet.

Et cependant la religion n'est pas qu'un devoir, elle est un droit; c'est le plus puissant rameau de l'arbre de la liberté, et, quand ce rameau dépérit, la vie se tarit aux sources sociales. Il est consolant, toutefois, de constater que les persécutions n'ont pu que donner une gloire nouvelle au courageux clergé des Deux-Siciles; car, sauf quelques prêtres d'occasion, futurs chevaliers des Saints Maurice et Lazare, l'unanimité du clergé proteste ouvertement contre l'invasion et la spoliation piémontaises.

Fidèles à Dieu et au roi, les pasteurs napolitains méritent l'admiration de la catholicité, et leur noble attitude pèsera sans doute. Il va sans dire que cet exposé ne contiendra pas tous les incidents douloureux et tous les crimes anti-religieux de la dernière année; mais nous tâcherons d'y grouper, avec preuves à l'appui, tout ce qui peut éclairer le lecteur impartial.

On sait que son inépuisable charité et son infatigable zèle apostolique lui avaient concilié l'amour du peuple. Les archevêques de Salerne, de Conza. D'Acerenza et de Trani courent les plus graves dangers, dans le sac de leurs palais archiépiscopaux, dont ils sont expulsés par une populace soudoyée. L'évêque de Castellaneta, grièvement blessé, n'échappe à la mort que par miracle. On incarcère despotiquement et brutalement les archevêques de Reggio, de Sorrente, de Rossant , et les évêques de Capaccio-Vallo, d'Anglona et de Tursi, dont l'innocence et la sainteté sont dans toutes les bouches.

On arrête arbitrairement l'évêque d'Avellino, et on l'envoie entre quatre gendarmes à Turin, où il demeure longtemps prisonnier. En même temps il donne aux évêques le conseil de ne pas retourner encore dans leur ville épiscopale, pour n'être pas exposés aux hostilités et aux réactions. En attendant, il les regarde comme absents volontairement, et confisque les menses épiscopales; de plus, il excite le zèle de ses receveurs, en leur accordant une prime de trois à vingt pour cent sur tous les revenus épiscopaux qui entrent au trésor. Rappelons la mort de monseigneur Dominique Ventura, archevêque d'Amalfi, qui avait été éloigné de son diocèse.

Au milieu des larmes et des sanglots de la fidèle population d'Amalfi, le corps du saint prélat fut transporté dans sa cathédrale. La cérémonie funèbre fut troublée par des actes assez indignes pour motiver les interpellations de l'honorable sir G. Bowyer au sein du parlement anglais: Les évêques d'Aquila, de Castellamare, d'Andria, d'Isernia, de Bovino et de Sora, sont violemment expulsés de leurs sièges épiscopaux.

Les trois derniers succombent aux mauvais traitements dont ils ont été victimes. On déporte brutalement les évêques de Sessa et de Teramo. Monseigneur Celcàa, évéque de Patti, est également relégué à Palerme pendant deux années, au bout desquelles on le force à quitter la Sicile et à s'embarquer pour Livourne. Pour accomplir le devoir de leur saint ministère, les évêques de Nardo et de Lecce protestent publiquement contre les apostasies de quelques-uns de leurs prêtres dévoyés, et envoient au Souverain-Pontife des adresses de dévotion.


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Le gouvernement y répond en les expulsant de leurs diocèses sous l'escorte de gendarmes piémontais. Le 30 septembre, la cour d'assises de Foggia le condamne à deux années de prison et 4, francs d'amende. L'archevêque d'Otrante et treize prêtres de son diocèse sont condamnés à l'amende. Le chanoine Ciulli est condamné, par la cour d'assises de Foggia, à une année de prison et 2, francs d'amende. Le préfet prend le prétexte de cette lettre pour enlever brusquement à l'évêque la direction du séminaire et la donner au maire sic. Ce n'était pas encore assez. Ne seront pas admis ni reconnus dans le royaume, et ne pourront avoir civilement effet, encore moins être exécutés au dehors,.

Le mode de procédure dit ex informatâ conscientiâ, ou tout autre de même nature, n'est pas admis dans le royaume. Les susdits décrets devront être motivés par des faits qu'on puisse déduire devant les tribunaux; les évoques communiqueront au tribunal compétent les faits qui ont donné lieu à leur décret, afin que le magistrat séculier prononce sur ces faits mêmes; après quoi, l'évêque pourra procéder à l'application de la peine ecclésiastique, que les lois du royaume reconnaissent de sa compétence. Si le fait était assez grave pour encourir l'immédiate application de la peine ecclésiastique, les évêques pourront la décréter en suite du vote du chapitre de la cathédrale; après quoi ils communiqueront au tribunal compétent les motifs du décret avec Je vote par écrit du chapitre.

La peine prononcée par l'évêque contre un bénéficier n'emportera que la privation de l'office. Pour produire la privation ou suspension du temporel du bénéfice, il faudra un décret du gouvernement, que l'évêque devra obtenir par le moyen du ministère de grâce et justice et des cultes. L'inobservation dos précédents articles, constituant un conflit entre l'autorisé civile et l'auiorité ecclésiastique, sera déférée au Conseil d'État, aux termes de l'article 19 de la loi du 30 octobre Tous les évêques du royaume devront présenter au ministère de grâce et justice et des cultes, les lettres pastorales, instructions sic , circulaires, et en général tous les écrits destinés à être publiés dans leurs diocèses ou dans une seule partie des diocèses.

Ils ne pourront les publier par voie d'impression ou tonte autre, s'ils n'ont pas d'abord été approuvés par le ministre garde-des-sceaux. Toute contravention à la précédente disposition sera déférée au tribunal de l'arrondissement, et punie, selon les cas, d'un emprisonnement qui pourra monter à six mois ou d'une amende qui pourra monter à francs. Le Temps la désapprouve hautement en la discutant avec une louable habileté. L'État, en substituant ses règlements à ceux de l'Église, se rend coupable d'abus d'autorité.

Celte loi est une loi de colère, ce n'est pas ainsi qu'on fonde la liberté. Le gouvernement a confondu la liberté d'un parti avec la liberté d'un pays. Un parti est libre, quand il est au pouvoir, et il gouverne à sa manière; mais le pays n'est pas également libre, au contraire.

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Un peuple n'est libre que lorsqu'il y a dans son sein liberté pour tous, pour l'opposi. Il est juste de noter, pour démontrer plus clairement le but du gouvernement unitariste, que M. Conforti, ministre des cultes du royaume, est en même temps grand maître de la franc-maçonnerie italienne. Le clergé napolitain, en réponse à l'inique projet de loi Conforti, envoie à son archevêque une adresse de protestation, qu'il se déclare prêt à signer de son sang.

Le pape Pie IX appelant à Rome les évêques de la chrétienté, pour la solennité religieuse de la canonisation des martyrs japonais, le ministre des cultes s'empresse de lancer un édit de prohibition 1: Cette délibération a été prise dans le but de soustraire les évêques aux conséquences auxquelles ils pourraient être exposés de la part de leurs diocésains, s'ils entreprenaient un voyage repoussé par l'opinion publique, etc.

Le gouvernement met à profit la loi qui lui permet d'occuper à volonté les maisons des corporations religieuses dans toutes les provinces du royaume. La lieutenance-générale de Naples avait déjà dépouillé et supprimé la presque totalité de ces corporations 1. Celte mesure avait cependant été définie, par la presse démocratique même, comme entachée d'inconstitutionnalité. Pendant la seule année , dans les provinces des Marches et de l'Ombrie, les régénérateurs italiens ont occupé cent vingt-deux monastères, dispersé huit cent soixante-dix-sept religieux, amalgamé dix-sept corporations, dont deux de religieuses et quinze de frères.

Dans le cours de la même année , il a été détruit en tonte l'Italie sept cent vingt-et-un couvents, et dispersé onze mille huit cents moines ou religieuses. Toujours en , on a mis la main sur les biens de cent quatre collégiales, d'un revenu total de , fr.

Deux prêtres octogénaires, dom Joseph Gulfo, de Colubraro, fondateur d'un asile d'orphelins, bienfaiteur des pauvres, généralement vénéré,- et l'archiprêtre Claps, d'Avigliano, traîné à pied comme un malfaiteur d'Avigliano à Potenza, c'est-à-dire pendant près de trois lieues, plusieurs fois menacé de mort par les sbires dans ce douloureux trajet, succombent aux souffrances qu'ils enduraient, dans les prisons de Basilicate, alors comblées de détenus. Dans la crainte d'un mouvement populaire, on défend de célébrer leurs funérailles. L'église principale de Torre del Grcco, malgré la noble résistance du chanoine Noto, est le théâtre d'une mascarade sacrilège.

Les italianissimes habillent d'une chemise rouge la statue de la Vierge Immaculée. Ainsi affublée, on la promène en procession par le pays; mais je Vésuve rugit et vomit, Torre del Greco est enseveli sous les laves, et le peuple des campagnes attribue ce désastre au sacrilège garibaldien. A Calanzaro, on convertit les églises en prisons; on y entasse les prévenus d'être suspects de connivence avec les brigands, et l'on emploie d'odieux moyens pour leur extorquer des révélations; on va jusqu'à leur dire de se confesser et de se préparer à être fusillés. Après une nuit de ces affreuses angoisses, un pharmacien d'Acri est trouvé mort sur les dalles.

On accumule les persécutions officielles, et la peine de treize mois d'exil et de 1, francs d'amende est encore fulminée contre Mgr Tipaldi, parce que ces mêmes élèves ont refusé de prêter serment au susdit roi d'Italie. Le curé de Portici, dom Gennaro Formicola, après différentes persécutions arbitraires, le 25 mars, est condamné à quatre mois de prison et livres d'amende, pour avoir refusé de chanter le Te Deum en l'honneur du roi d'Italie.

Dom Gennaro est persécuté, d'autre part, pour avoir refusé de baptiser un nouveau-né sous le nom de Garibaldi. Dom Giuseppe Cocozza, prêchant à Saint-Séverin de Naples, est insulté grossièrement par des étudiants libertins. Le peuple se soulève contre les sacrilèges insulteurs, les chasse de l'église et les poursuit jusqu'à l'Université; un conflit s'engage; les étudiants, plus nombreux, lâchent quelques volées de coups de revolvers, et se barricadent; la population exaspérée veut mettre le feu à l'Université; il y a des blessés et des morts.

Le gouvernement, inaugurant de nouveaux principes de justice, emprisonne le prédicateur outragé et lui fait subir une détention préventive de quatre mois 1 , après laquelle la cause étant amenée devant les tribunaux, le malheureux prêtre est déclaré innocent. Sans motifs connus, au commencement de l'année, les gendarmes piémontais arrêtent, enchaînent et emprisonnant le supérieur et plusieurs moines franciscains d'un couvent de Mirabella, province d'Avellino. Le 26 avril, Dom Antoine Minucci, archi-prêtre de Stignato-Staiti, en Calabre, est condamné à deux ans de prison et 1, francs d'amende, pour avoir omis, dans un sermon, de bénir le roi d'Italie.

Le même sort était réservé au prêtre Dominique Surace, chapelain de l'église collégiale de Pal mi, en Calabre, arrêté, dans la soirée du samedi saint, pour avoir omis au prône du matin même de bénir le nom de Victor-Emmanuel. D'autres procès s'instruisent contre les confesseurs, qui ont refusé l'absolution aux membres du Cercle national unitaire. Une commission extraordinaire est nommée pour examiner la conduite des chapelains du trésor de SaintJanvier, accusés de la même absence. Le 25 mai, à Ruvo, dans les Fouilles, la police piémontaise arrête sans motif légal les deux chanoines dom Pietro et dom Paolo Chicco, et les dominicains Dominique Cassuco et Pierre Caputo et le prêtre Raphaël Pellegrini.

Conduits dans la prison de Barletta, ils sont maltraités et frappés jusqu'au sang, surtout ce dernier, par des furieux de Corato, sans que leur escorte cherche même à les défendre. Le couvent des Croisés, à Trapani, est envahi par la gendarmerie, qui aurait cependant pu se loger commodément ailleurs; le couvent des Carmes, à Caltagirone, a bientôt le même sort, aussi bien que le célèbre couvent de Saint-Laurent de Naples, d'où l'on expulse le vénérable nonagénaire, Monseigneur Gigli, qui avait renoncé à l'évéché de Muro, pour vivre dans le calme de son ancien cloître.

En Sicile, le gouvernement chasse les religieux des monastères ci-dessous désignés, et s'empare de leurs biens. Les religieux du célèbre sanctuaire de Sainte-Brigitte, à Naples, sont expulsés, et par décret du préfet La Marmora, qui foule aux pieds les droits de l'administration diocésaine, cette église si populaire est mise à la disposition du municipe.

Les Augustins de Salerne, ces bienfaiteurs tant aimés, sont également expulsés; mais avant d'ordonner cette inique mesure, le gouvernement prononce le licenciement de la garde nationale, dont il redoutait l'énergique opposition. Le 21 juin est encore un jour de deuil pour Salerne; le célèbre monastère de Saint-Grégoire, vieux de plus de treize siècles, respecté par les hordes mêmes des Sarrasins, est changé en caserne, et les vieilles religieuses, une trentaine de squelettes humains, sont expulsées de l'asile saint où elles espéraient mourir.

A Teramo, le 12 août, le curé dom Rocco Sabatini est condamné à 17 ans de travaux forcés, comme prévenu d'avoir donné asile aux bandes réactionnaires. Malgré les défenses de l'évoque d'Aversa, divers officiers militaires et civils s'introduisent dans les monastères de femmes. A Bari, les religieuses de Sainte-Thérèse refusent d'abandonner leur couvent, et devant cette courageuse fermeté, aussi bien que devant les marques générales de désapprobation populaire, le préfet se voit contraint de retirer son injuste arrêté. Le 21 mai, à Avellino, un juge prend possession du monastère de Sainte-Marie au nom du gouvernement piémontais.

Les religieuses protestent contre cette spoliation, d'autant plus injuste qu'elle confisque les dots avancées parleurs familles; l'agent gouvernemental répond froidement qu'il n'agit que par ordre supérieur. On dépouille les Dominicains de San-Giovaniello et des autres monastères nobles de Naples, et, de plus, on veut les expulser de leurs maisons religieuses. Nous ne saurions trop louer l'attitude du municipe, représenté par M. Une nuit de mars, la police piémontaise escalade les murs du couvent de Santa-Maria la Nuova de Naples, parce qu'on hésitait à ouvrir.

Il s'agissait de pratiquer une sévère perquisition qui n'amena d'ailleurs aucun résultat. Philippe Parise et Louis Bartolomucci. Le 25 septembre, la population de Termoli se soulève contre le gouvernement piémontais à l'occasion du recrutement. Les bersagliers subalpins accourent et n'ont rien de plus pressé que de traîner en prison le curé et le sacristain qui n'avaient pas pris la moindre part au tumulte.

En novembre, on expulse de leur couvent de Naples les religieux exemplaires des Pieux-Ouvriers, ce qui fait perdre à la jeunesse studieuse des professeurs habiles et gratuits, et aux pauvres d'assidus bienfaiteurs. Le préfet La Marmora, le 28 novembre, chasse du couvent de la Santé les vénérés pères d'Alcantara, en faveur desquels le peuple se révolte. On est obligé, pour assurer l'exécution de la mesure, d'envoyer beaucoup de troupes de ligne, les gardes nationales et les sbires s'étant trouvés impuissants.

Dans la matinée du H novembre, un détachement de fantassins, de gendarmes et d'agents de police forcent la porte du monastère de La Piété, à Palerm, et, malgré la défense de l'archevêque, s'y livrent,. L'indignation populaire stigmatise cet acte de violence inutile.

Le Précurseur de Palerme ne trouve pas assez de mots pour le blâmer et le maudire: L'homme le moins porté aux choses de religion ne pourra approuver un procédé aussi inhumain contre de pauvres femmes, élevées loin du monde dans la pratique des vertus chrétiennes, et étrangères à toutes les choses du dehors. Au mois de juin, trois cents femmes du peuple, armées de couteaux et de bâtons, envahissent l'église de Modica, en Sicile, où prêchait un Passaglia, et l'en chassent à coups de bâton. Les journaux même de Turin 1 censurent l'administration de la Caisse ecclésiastique, pour les innombrables abus de ses employés, sa déplorable gestion pécuniaire, et pour avoir réduit les moines et les religieuses à une pension de huit sous par jour, qui n'a pas seulement été payée depuis deux ans.


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Le Piémont a supprimé les ordres mendiants; est-ce logique, et n'a-t-il pas réduit à la mendicité tous les ordres religieux? L'indépendance du clergé est une hérésie politique: Malgré tant de menaces, d'injures, de persécutions latentes ou patentes, un grand nombre de prêtres rétractent la signature qu'ils ont apposée au bas de la misérable adresse du commandeur Passaglia, déclarant que leur bonne foi a été surprise et protestant de vouloir rester profondément unis en tout point avec l'immortel Pie IX, pape et roi.

D'autres prêtres protestent publiquement, par la voie des journaux indépendants, contre l'abus qu'on a fait de leurs noms, déclarant fausse et mensongère la signature qu'on a apposée pour eux sous celle du Passaglia. De plus, il organise une sorte d'adresse au Pape, pour l'engager à reconnaître Victor-Emmanuel comme roi d'Italie, et a l'audace de la faire présenter à la signature du vicaire capitulaire Gaetan Asmundi.

Celui-ci refusant de la signer, le préfet lui décerne un charivari nocturne. Ce n'est pas tout: On expulse en masse les chapelains de l'Hôtel des Pauvres, et antres maisons de bienfaisance, pour avoir refusé de prêter serment selon la formule de Turin, et on les remplace par des Passaglias. Un journal ministériel de Turin, suivant le mot d'ordre supérieur, demande qu'on ne fasse pas entendre la messe aux soldats le dimanche, comme on le fait déjà pour les collégiens.

Au grand principe de l'Église libre dans l'État libre, dit-il, nous avons ajouté cet autre principe: L'armée libre dans l'Église libre. La cérémonie d'inauguration se fait dans le plus grand secret, de peur d'un soulèvement populaire. A ce propos, le journalisme napolitain s'exprime en ces termes: Ce qui nous menace, c'est l'athéisme tout pur, dont le gouvernement nouveau favorise l'introduction à Naples; c'est le ver rongeur de la funeste indifférence.

Voilà les deux gigantesques ennemis de la religion nationale! Le piémontisme étant l'antithèse du catholicisme, la conclusion est toute simple: Jamais Naples n'acceptera le joug subalpin. La manifestation séditieuse c'était une quête pour le denier de saint Pierre. Le baron Ricasoli, président du conseil des ministres, prononce au parlement 2 le discours suivant: Oui, messieurs, la solution de la question ne dépend plus que d'une cause surnaturelle sic , et qui, très-probablement, à l'heure où je vous parle, existe.

Il faut en rendre grâce à la raison et à la civilisation. Vous ne me comprenez pas, messieurs? Garibaldi adresse de Gênes 1 , aux prêtres italiens, une lettre dont nous extrayons ce qui suit: Quand je m'adresse aux multitudes, je leur cite les paroles de l'Évangile: Jusqu'à présent vous avez fait le mal. Vous avez fait de Rome un repaire de bêtes féroces Je suis convaincu, malheureusement trop convaincu, que vous ne pouvez arracher les cardinaux à la perdition; mais si vous le pouvez, faites-le Que le prêtre italien fasse tonner de la chaire les saintes paroles du rédempteur de la patrie, et de la réprobation pour l'enfer du Vatican Une société ouvrière écrit à M.

Garibaldi 2: Les évêques protestent contre la circulaire Conforti, qui leur interdit le voyage de Rome. Le député Nicotera 1 demande au parlement de répondre à cet exposé si calme et si digne avec des baïonnettes, et non avec des mots. Fumel fait fusiller un prêtre de Bari, prévenu d'être suspect de complicité avec les bandes royalistes 2. En regard de tant de hontes, de sacrilèges, de turpitudes, de confiscations, qu'il nous suffise de rappeler la noble protestation de S.

Aussi n'est-ce que pour lui que montent toutes les prières. Le gouvernement piémontais se conduit a Naples comme ce parasite qui, étant invité a un repas fraternel, en emporte les couverts. Est-il besoin de redire une fois de plus que les finances italiennes sont épuisées, à ce point que le mot de banqueroute est dans tous les esprits?

On nous montre officiellement un déficit de deux milliards, et cependant où ont passé ces centaines de millions, les épargnes des États annexés, les patrimoines des princes dépossédés, les biens de l'Église et des corporations religieuses, ces impôts augmentés sans mesure, ces contributions volontaires, ces dons extorqués, ces emprunts sans fin renouvelés?

Où tant de richesses se sont-elles englouties, et quel est le secret de cet effroyable déficit, qu'on n'avoua qu'à la dernière extrémité? Le secret en est sans doute dans ces fortunes nées d'hier, si rapides, si étonnantes, qu'on trouve entre les mains d'hommes naguère portant la besace. C'était, il est vrai, la besace révolutionnaire. II fait bon, en Italie, par le temps qui court, de renier tout ce qu'on croit et qu'on aime, pour s'affubler de tricolore et prendre part à la curée. La curée en attendant la banqueroute, telle est la situation exacte des finances italiennes.

Qu'on me permette d'emprunter quelques passages à l'ardente philippique d'un député napolitain, le duc de Maddaloni-Proto, dont j'ai déjà eu l'occasion d'écrire le nom. Les paroles de l'honorable député éclaireront la vérité mieux que je ne le saurais faire:.

«L’Unità, notre journal assiégé»

Ils ont corrompu tout ce qui restait de morale; ils ont brisé et dissipé les fortunes et les richesses amassées depuis des siècles; ils ont ravi à ce peuple ses lois, son pain et son honneur; ils lui auraient ravi même son Dieu, s'il était donné à une puissance humaine de lutter contre Dieu. Ils ont ensanglanté tous les coins du royaume, luttant contre une insurrection qu'ils ont rendue très-craelle, et qu'un gouvernement issu du suffrage populaire devrait prendre moins en horreur. Le gouvernement pigmentais enlève de la Banque l'argent des particuliers, et prodigue le denier public à l'avidité de ses sycophantes Que vous dirai-je quant aux finances?

En , le royaume de Naples payait une armée de cent mille hommes 1 , une marine qui était comptée parmi les meilleures de second ordre, une liste civile et une représentation à l'étranger, et ces quatre branches constituaient une dépense annuelle de 16,, ducats. Aujourd'hui que ces provinces n'ont plus à payer ni armée, ni flotte, ni diplomatie, leurs revenus ne suffisent pas aux dépenses des autres branches du service public! Les revenus du royaume étaient comptés dans le budget de pour la somme de 30,, ducats Cette ruine de la fortune publique a-t-elle enrichi le peuple?

A-t-il du pain, du travail, nécessité suprême de l'humanité? Des familles entières demandent l'aumône; le commerce est presque anéanti; les ateliers privés se ferment, ne pouvant résister à une concurrence subite et inopportune,. En attendant, on fait tout venir du Piémont, jusqu'aux boîtes de la poste et aux papiers pour les administrations publiques. H n'y a pas une seule affaire où un honnête homme pourrait gagner quelques ducats, que l'on n'appelle un Piémontais pour la lui livrer.

C'est aux marchands piémontais qu'on donne les fournitures des troupes et des administrations, ou du moins les plus lucratives On nous envoie des ouvriers piémontais même pour la construction des chemins de fer, et on leur donne insolemment le double de ce qu'on paie aux Napolitains. Les portefaix de la douane et les geôliers nous viennent aussi du Piémont C'est là une vraie invasion; ce n'est ni une union, ni une annexion. C'est vouloir épuiser notre pays comme un pays conquis! Il serait difficile d'ajouter quelque chose à ces éloquents extraits. Celui qui parle est Napolitain.


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La flagrante évidence des faits a cependant arraché de précieux aveux au parlement et à la presse, officielle ou officieuse; le ministère même a publié parfois de douloureuses vérités,. Nous allons donc profiter de ces diverses révélations. Le ministre des finances, Quintino Sella, déclare au parlement 1 que le royaume d'Italie dépense neuf cent millions par an et r,'a que quatre cent millions de revenus. Un journal de Turin, l'Opinione 2 , émet à ce propos les observations suivantes: L'intérêt de la dette publique coûte annuellement au royaume d'Italie millions, somme énorme, mais destinée à grandir encore à Ja suite du nouvel emprunt de sept cents millions qu'on nous annonce.

Les revenus figurent au budget de , pour millions, et les dépenses pour On y remarque 53 millions d'augmentation pour solde des employés publics; millions d'augmentation pour l'armée; une augmentation enfin pour maintenir les prisonniers qui, d'après les données officielles, étaient plus de trente-deux mille en février , attendant vainement qu'on les mît en jugement. Le député Scialoja est envoyé en France pour faire de l'argent. Il offre pour cinq cent millions à des banquiers de Paris les propriétés domaniales du royaume, évaluées à huit cent millions par le financier Bastogi.

Quant au revenu, l'Italie ne vient qu'après la Turquie, réputée pour être désormais réduite à une pleine et inévitable ruine. Puis, comme le général est homme de guerre, non homme politique et administratif, il a besoin d'un personnage qui fasse réellement le préfet; tel est le rôle de M. Visone, qui reçoit pour cela vingt huit mille francs par an. Mais comme M. Visone n'est pas du pays, et n'en connaît ni les hommes ni les choses, il lui faut une sorte d'ange gardien napolitain, et c'est le rôle de M.

Nous dépensons donc annuellement une somme de trois cent quatre mille francs pour le seul préfet de Naples. Le journal piémontais le Diritto publie les lignes suivantes: Je ne vous parlerai pas de La Marmora qui s'est approprié tout le palais et les magnifiques jardins du prince de Salerne. Je ne vous parlerai pas de l'amiral Tolosano qui habite le splendide hôtel du prince de Capoue. Mais je vous dirai que, dernièrement encore, on a payé vingt mille francs de meubles à M.

L'emprunt de cinq cent millions étant quasi dissipé, le ministre des finances, au commencement de , à la surprise générale, propose à la chambre d'étendre à cent millions de francs l'émission des bons du Trésor, quoique peu de jours auparavant, dans l'exercice provisoire du budget, elle n'eût approuvé qu'une émission de cinquante millions 2. Le seul ministère de l'intérieur compte cinq cent soixante-neuf employés en expectative, c'est-à-dire attendant qu'on les emploie,.

Ce qui semblera incroyable, mais n'est, bêlas! A Turin, les employés du ministère de la guerre sont au nombre de huit cents. Notons en passant plusieurs autres gaspillages du municipe napolitain: Garibaldi; trois cent cinquante francs pour l'arrosement d'un jour dans une seule-rue; six mille francs au syndic de Naples pour préparer par anticipation dans l'été de des fêtes en l'honneur de l'arrivée de Garibaldi, qui en somme n'est pas venu; six mille francs pour deux cent vingt urinoirs dix mille deux cents francs pour deux maigres embellissements à la villa nationale.

Le comité de Palerme, comme on le sait, comité révolutionnaire et secret, déplore ces scandaleux gaspillages dans une proclamation en date du 21 septembre 1 , et parle en ces termes au peuple sicilien: Le poète Prati, pour une poésie écrite à l'occasion du mariage de la princesse Pie, reçoit une gratification de 30, francs. Malgré la capitulation de Gaëte, malgré les protestations réitérées du Conseil fédéral suisse, le Piémont refuse obstinément de payer l'arriéré de leur pension aux familles des soldats suisses qui, depuis tant d'années, étaient au service du royaume des Deux-Siciles, et qui se trouvent réduits à la plus profonde misère 1.

Le ministère de Turin prend six millions de francs à la caisse de la Banque de Naples; à la suite de cet acte odieux d'arbitraire, le directeur offre sa démission. Le ministère, sous le prétexte de hûter la fabrication de la monnaie d'argent à Turin, fait enlever les dépôts métalliques existant à la Monnaie de Naples, représentant une valeur de plusieurs millions.

La fraude est d'autant plus évidente que trente-deux balanciers sont inoccupés à la Monnaie de Naples où l'on pouvait frapper les pièces en moins de temps qu'à la Monnaie de Turin. Toutes récriminations des Napolitains à cet égard demeurent sans résultat. La presse de toute nuance 2 est unanime à rapporter les actes de péculat qu'on va lire: Conforti 1 s'accorde une somme de près de , fr.

Scialoia, pour les mêmes raisons, accorde à son père près de 75, fr. Farini qui voulait mourir pauvre et qui mourra fou, 45, fr. Que donnera-t-on un jour à la pauvre Italie pour tant de honte et tant de souffrances politiques! Ce matin, il a été enregistré un mandat de plus d'un million de francs, signé du ministre des Finances, en faveur de l'ex-président du conseil Rattazzi, pour dépenses secrètes de basse police 2. Le 24 décembre , la lieutenance-générale de Naples fait afficher le décret qui soumet les provinces napolitaines au payement du décime de guerre, à partir du 1er janvier Ce nouvel impôt s'étend à toutes les brandies de la richesse publique et atteint jusqu'aux professions libérales; il pèse sur la propriété foncière, sur les personnes, sur l'industrie, le commerce, le crédit mobilier, les boissons, l'enregistrement, le timbre, les hypothèques, les recettes des chemins de fer, les droits de.

Un journal de Naples -2 a publié un article énergique sur ce qu'il appelle la Babel administrative d'Italie. Un autre s'écrie: La lieutenance-générale de Naples décrète une mesure inquisitoriale si odieuse qu'elle paraît incroyable: Le prétexte de cette tyrannique investigation est un prétendu projet de réforme monétaire 3. La nouvelle taxe sur l'enregistrement et le timbre produit à Naples la plus grave agitation; le public proteste par des démonstrations menaçantes; la garde nationale accourt, mais le tumulte ne fait que grandir de jour en jour, non-seulement à Naples, mais encore dans les provinces, et de pressants télégrammes se succèdent à ce sujet au ministère de l'intérieur de Turin 2.

L'indignation produite par la nouvelle taxe devient si vive en Sicile que le peuple parcourt les rues de Palerme en poussant des cris de menace. Heureux Siciliens! Le député Mancini 1 en profite pour exposer le tableau comparatif des-dits impôts sous le gouvernement bourbonien et sous le gouvernement piémontais:.

Le député Mancini présente ces autres observations: Ainsi, en un instant, elles se sont augmentées de presque sept fois plus. Le gouvernement cherche ainsi, comme d'habitude, à tromper l'opinion sur les véritables tendances et les véritables désirs des populations. En dépit du déplorable état de nos finances, le gouvernement propose d'élever à 18 millions de francs la liste civile du roi, qu'une loi de , avant les annexions, fuait à 10,, fr.

Le député napolitain Ricciardi 1.

Eleaml - Sud - ex-Regno delle Due Sicilie

On parle de mettre un impôt nouveau sur les chats, les perroquets et autres oiseaux de luxe, les pianos, les photographies et les balcons. Il serait oiseux d'ajouter des commentaires aux faits qu'on vient de lire, ils parlent avec assez d'éloquence; mais en forme de conclusion que l'on me permette de reproduire un important document 2 adressé de Turin à M. Fould, par le marquis de Lisle de Siry, rapport daté du 5 janvier , et ne concernant que la situation des finances du royaume d'Italie.

L'évaluation des recettes effectives étant de millions, et les dépenses du ministère des finances s'élevant à elles seules à millions, il en résulte qu'il ne restera que millions pour faire face à toutes les autres charges de l'État. Ou aime à se persuader ici que les employés italiens en remontreraient de beaucoup aux nôtres. L'uniformité de régime a été établie sur tous les points où cela était praticable. Il a la bonne volonté d'accroître les impôts existants et d'en créer de nouveaux; mais, ce que le parlement accorde souvent sans marchander, les populations rurales le rejettent sans récriminer.

Sinonimi e antonimi di escorte sul dizionario francese di sinonimi

Elles se contentent de ne pas payer, et le gouvernement doit subir cette silencieuse opposition; car il est convaincu que, s'il les pressurait trop, leur apathie politique se changerait aussitôt en hostilité. Impossibilité d'accroître le revenu dans le présent. Pas d'économies. Continuation d'une politique à outrance qui mènera droit à la ruine. Elle pourra être retardée par des emprunts ou d'autres combinaisons d'une moralité au moins douteuse, qui, du reste, ne semblent pas effrayer ces gens-ci, puisque M.

Sella, en se préoccupant de tirer 55 millions de l'impôt sur le revenu, y cherchait plus encore à se créer des bases pour les emprunts forcés de l'avenir. Mais si la vente des biens nationaux profite tout entière au Trésor, il n'en sera pas de même de la vente de ceux-ci. Elle ne pourra se faire qu'à un titre onéreux, c'est-à-dire en appliquant de nouvelles renies aux possesseurs de ces biens. On grèverait de la sorte l'avenir au profit du présent, et la catastrophe, ainsi retardée, n'en retomberait que plus lourde. Ce sont là des rêves de cerveaux malades, mais les folles idées peuvent conduire aux folles actions, et les hallucinations malsaines sont moins à craindre ailleurs qu'ici, ou les populations ont du bon sens, mais en même temps une profonde indifférence pour tout ce qui ne touche pas ostensiblement à leurs intérêts matériels.

Les fonds piémontais, émis dans de sages proportions, étaient également d'une circulation restreinte. Mais, à partir de l'emprunt Bastogi, notamment, les fonds italiens furent tellement recherchés en France, en raison de leur "bas prix, que je n'hésite pas à dire qu'au moins les huit dixièmes de cet emprunt sont entre les mains de nos nationaux. Les gros capitaux savent se défendre; mais il n'en est pas de même des petits, dont l'État a la tutelle; et il conviendrait, je crois, comme mesure efficace, que Je gouvernement de l'Empereur fermât dorénavant les marchés français à toutes les valeurs italiennes, tant de ses Compagnies de chemins de fer que de ses Compagnies foncières et de ses emprunts, dont un, quoi qu'eu dise M.

Minghetti, me paraît imminent. On a le tort grave de croire que ce qu'on est convenu d'appeler l'armée italienne soit animé des mêmes sentiments de fidélité et de loyauté que l'ancienne armée piémontaise. Avant qu'un dualisme déplorable, et dont tous les effets ne se sont pas encore produits, n'eût éclaté entre le drapeau de la maison de Savoie et le drapeau des chemises rouges, l'armée piémontaise peu nombreuse, mais fortement disciplinée, pouvait prétendre en Europe à l'un des premiers rangs dans l'honneur.

A la suite de brutales annexions opérés par une soldatesque cosmopolite, on a vu de plus en plus s'éclipser l'élément national et s'oblitérer dans l'armée les vieux principes qui l'illustraient naguère. On fomenta la trahison, on l'encensa, on la récompensa, on la couvrit de broderies et de crachats; aux épées vendues on noua des dragonnes d'honneur; on déguisa sous les dorures l'ignobilité des traîtres et des renégats.

Le soldat croit bien faire en suivant l'exemple du chef que le roi lui donne. Si ce chef est un Nunziante, que surnagera-t-il du serment de fidélité inviolable, à l'heure où la guerre sera franchement déclarée entre les monarchistes unitaires et les héritiers de la Jeune-Italie? Ce n'est pas une armée, ces cohortes commandées par Judas ou par un bourreau, habituées à piller comme à fusiller, rongées intimement par la funeste et puissante camorra, et devant lesquelles l'argent piémontais forçait les consciences et les portes, comme pour entacher d'infamie jusqu'à la victoire même.

Vous avez semé la désertion et le parjure, croyez-vous recueillir l'honneur et la fidélité? Parce que vous avez rencontré des porte-épaulettes infâmes, traîtres à leur roi et à leur patrie, croyez-vous avoir tué dans un peuple de dix millions d'âmes le sentiment national, et je dirai plus, le sens commun? Sous prétexte d'apporter la liberté, il n'y a pas un impôt que le Piémont n'ait doublé, triplé, décuplé; l'impôt du sang même, cette négation première de la liberté individuelle, est plus despotique que jamais, et renouvelle annuellement dans la partie robuste des populations la. Ainsi, sous les tyrans, le recrutement ne dépassait jamais le chiffre de dix-huit mille hommes; sous le règne des libérateurs il dépasse trente-six mille.

Sous les tyrans, l'exemption du service militaire coûtait environ mille francs; sous les libérateurs, elle en coûte trois mille. Sons les tyrans, les lauréats universitaires et les fils uniques étaient exemptés de la conscription; sous les libérateurs, la réquisition n'a pas d'exception. Enfin, que sont donc venus apporter les Piémontais à ceux qu'ils prétendaient régénérer? On a créé des gardes nationales, on les a créées de force en les affublant du harnais turinois; aussi ne se passe-t-il de jour sans que la Gazette officielle n'enregistre des licenciements de gardes nationales napolitaines, ou que les feuilles indépendantes nous donnent le détail de quelque fraternel banquet entre gardes-nationaux et brigands.

Et cependant il s'est trouvé un ministre de l'intérieur pour oser écrire, dans une véhémente circulaire au sujet des désertions militaires, ces mots qui peuvent offrir la juste appréciation du ballotage anarchique où vague le royaume d'Italie: Je ne nierai pas qu'il n'existe dans le royaume de Naples quelques gardes nationales convaincues de la super excellence du régime piémontais,. La presse piémontiste a raconté souvent avec d'enthousiastes accents la fusion fraternelle de l'ancienne armée royale napolitaine avec les cohortes subalpines. Au sein du sénat piémontais 1 , le général della Rovere, ministre de la guerre, interpellé sur l'ancienne armée napolitaine, a formulé cet aveu presque naïf: Ils allèrent jusqu'à oser se plaindre un jour au parlement piémontais 1 de n'avoir pas été traités convenablement dans l'opération de fusion des deux armées napolitaine et sarde.

A ce propos, le député Nicotera prit la parole et déclara que ces parjures s'étaient vendus à l'avance au comité révolutionnaire de Basilicate. Un autre député, le général Cugia, révéla: Les paysans évitent de donner des renseignements ou les donnent faux aux troupes piémontaises qui font la chasse aux brigands. Tout dernièrement encore dans les bois de Santa-Croce di Magliano, une compagnie entière commandée par le capitaine Rota est tombée et a péri dans l'embuscade où l'avaient amenée les faux rapports des paysans.

Deux officiers piémontais allant de Bari à Naples, aux environs du Val-de-Bovino, sont faits prisonniers par un détachement de réactionnaires et fusillés sur-le-champ 2. Près de Lucera, le détachement piémontais commandé par le capitaine Richard, est entouré et massacré par un détachement napolitain 3. Dites-lui qu'un tel est un coquin, il vous répondra: Pourquoi vous appesantir sur ce drôle? Nous savions trop bien tous les malheurs que devait attirer sur les provinces napolitaines la prépotence souveraine du soldat.

Nous les avons annoncés, mais nos amis n'en ont pas soufflé mot au parlement, soit par charité patriotique, soit parce qu'il ne servirait à rien d'en parler. Lettre d'un soldat piémontais détaché dan les provinces napolitaines 1: Ainsi le ministère vient de destituer de cette manière un excellent capitaine; le seul bataillon du 47e de ligne, dans l'Abruzze extérieure, a vu porter quinze réclamations contre ses officiers, que l'on hait et qui risquent ainsi non-seulement leur vie, mais encore leur position sociale.

En résumé, ces barbares ne veulent pas être Italiens, et n'ont pas honte de répéter à qui veut l'entendre, et à nous-mêmes, qu'ils voudraient être encore Napolitains comme devant. Les journaux indépendants des Deux-Siciles reprochent aux militaires piémontais leur dureté systématique, leur insupportable orgueil et leurs airs de conquérants, qui leur ont valu d'être odieux à tous; on les exile et on les isole, et l'on a vu jusqu'à des jeunes filles du plus humble rang refuser d'épouser des officiers par haine des destructeurs de leur patrie.

Des derniers jours de au mois de mars , quatre mille six cent trente-trois déserteurs Italiens sont passés en Vénétie, tandis que dans la même période de temps le Piémont ne reçut que cent vingt-un déserteurs autrichiens. Les faits qui suivent réfutent d'eux-mêmes la circulaire du baron Ricasoli. A Castellamare de Stabia, on choisit un jour de fête pour les opérations de la levée.

Toutes les recrues avaient pris la fuite, moins deux 1. A Pausilippe, près de Naples, de cinquante-trois inscrits les gendarmes ne parviennent à en arrêter que deux. Les autres ont disparu. Ses troupes cernent inopinément et successivement les villages de Lipari, Stromboli, Alicuri, Folicuri, Panaria et des Salines; on empoigne les réfractaires qu'on parvient à découvrir, et on les envoie sous escorte, attachés comme des malfaiteurs, au 5e dépôt, à Messine 3.

Des troubles fort graves éclatent à Castellamare del Golfo, en Sicile, le 1er janvier, à l'occasion du recrutement. Le peuple prend les armes, s'insurge et parcourt le pays en criant: A bas la levée! On menace de mort le chef de la sûreté publique, son fils et le syndic de la ville. Les gendarmes et le juge de paix sont chassés à coups de fusil. Le commandant de la garde nationale et sa fille sont massacrés, on met le feu aux maisons des piémontistes, et à toutes les administrations publiques. Un détachement de cavalerie accourt d'Alcamo; le commandant Varvaro et sept de ses hommes perdent la vie dans le combat.

Le Piémont a peur, peur que l'insurrection ne s'étende, et résout d'écraser Castellamare. Attaquée par terre et par mer la ville se défend vaillamment avec deux obusiers, et cause aux assaillants des pertes sensibles; mais un bombardement régulier la force à capituler. L'infanterie piémontaise opère son débarquement, fusille sur la plage vingt-sept individus dont on ne savait pas même les noms, et vingt-sept insurgés sont envoyés au bagne; quant au noyau de l'insurrection,'il s'est jeté dans les montagnes 1.

Le mécontentement en Sicile est très-grave, surtout contre le recrutement. Tous ces hommes fuient le recrutement piémontais 2. Les feuilles napolitaines s'élèvent unanimement contre le mode indigne et inusité dont le gouvernement opère la levée. Les recrues sont escortées par des gendarmes, qui les conduisent publiquement par les villes, les mains liées comme des malfaiteurs 2. Les conscrits de Castelbuono, en Sicile, dirigés sur Cefala, vers la fin de décembre, désertent tous en route.

Les opérations de la levée sont sans résultat pour le recrutement de l'armée; car, de trente-six mille hommes demandés, quatre cents soldats ont pu à peine être dirigés sur Gênes par le vapeur le Volturno. A Parco, le peuple envahit la mairie, déchire les listes des conscrits et brise les écussons aux armes de Savoie.

Aucune des communes du district de Patti ne fournit le contingent demandé. A Tortorici, sur cent vingt-huit jeunes gens tombés au sort, cent vingt-quatre ont manqué à l'appel. A Castellamare del Golfo, quand le conseil de recrutement put fonctionner, après le bombardement de la ville, il ne se présenta, en fait de conscrits, à trois exceptions près, que tous les bossus, borgnes, boiteux, manchots, estropiés, aveugles, sourds-muets, etc. Sur la fin de l'année, des troupes bloquent les communes d'Aderno, Paterno et Biancavilla, jusqu'à ce qu'on ait procédé à l'arrestation des conscrits; aucun habitant ne put sortir de la commune tant que dura l'opération.

Une circulaire secrète du ministère de la guerre 1 recommande aux commandants de corps d'exercer la plus active surveillance, non-seulement pour réprimer, mais encore pour prévenir les désertions, dont le nombre s'accroît scandaleusement tous les jours. Huit soldats napolitains, du 15e régiment de ligne, désertent de Saluces, au commencement du mois de janvier. Dans la soirée du 2 janvier, vingt-six soldats napolitains, appartenant au 56" de ligne, désertent du dépôt de Fano. Quatorze soldats sont jugés par le tribunal militaire de Turin, devant lequel ils comparaissent sous l'inculpation de désertion avec complot.

Ils faisaient partie des quatre-vingts et quelques Napolitains qui désertèrent ensemble de Savigliano, le 20 novembre 2. Vers la fin du mois de février, neuf soldats de la garnison de Crémone désertent 3. Dans la première quinzaine de mars, cinquante et un déserteurs abandonnent le 8" de ligne, qui n'était déjà plus que l'ombre d'un régiment.

En mars, arrestation de vingt-neuf déserteurs napolitains, appartenant au régiment Royal-Piémont, en garnison à Cremone 4. En avril, treize Napolitains désertent de Casalmaggiore 5. A la fin du même mois, on découvre un complot de désertion formé par des recrues, sur lesquelles on saisit des poignards 6. En un seul jour, cent soixante-treize soldats désertent de Castellamare de Naples 1. Non-seulement les soldats, mais encore les conscrits désertent en grand nombre, au dire du Diritto, journal de Turin 2 ; ainsi, le 25 mars, il en est déserté huit du quartier San-Potito, à Naples, et, du quartier de Sainte-Lucie de Caserte, plus de deux cents, qui ont pris le chemin des montagnes avec armes et bagages.

Le 25 avril encore, sept déserteurs à cheval ont été arrêtés par les gendarmes piémontais 3. Seize soldats du 9e de ligne désertent de Monza et passent en Suisse; ils sont tous napolitains 4. Le 29 avril, le général commandant la division de Modène eut vent d'un vaste complot de désertion tramé par d'anciens soldats de l'armée royale napolitaine.

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